traduction — relation

Das Projekt Übersetzung — Beziehung richtet seine Aufmerksamkeit auf die relationale Dimension der Übersetzung. Die neuesten Entwicklungen der Übersetzungswissenschaft haben an der Übersetzung den Aspekt der Differenzierung betont, was bedeutet, dass sie sich nicht unbedingt durch ihren Identifikationsgrad gegenüber dem Original definiert, sondern als eine Fremdheitsbeziehung erscheint. Das Projekt beschreibt die Übersetzung ausgehend von dieser Beziehung, die sowohl die Texte, welche sie miteinander in Bezug setzt, als auch die Praxis, die sie hervorbringt, verändert.

Steckbrief

  • Departement Hochschule der Künste Bern
  • Forschungsschwerpunkt Intermedialität
  • Forschungsfeld -
  • Laufzeit (geplant) 01.05.2018 - 30.04.2022
  • Projektverantwortung Arno Renken
  • Projektleitung Arno Renken
  • Projektmitarbeitende Vincent Broqua (UP)
    Cléa Chopard (Doctorante)
    Alexis Nouss (AMU)
    Christoph Roeber (Doctorant)
  • Mitwirkende Projektpartner Forschungsinstitutionen inkl. BFH AMU: Université d'Aix-Marseille
    UP: Université Paris-8

Einführung

Le projet traduction – relation a pour objectif de porter son attention sur une dimension secondarisée par la traductologie: la traduction comme relation. Le terme «traduction» recouvre en effet trois sens: la pratique du/de la traductrice/traducteur (le traduire), le résultat de cette pratique (le texte traduisant) et un certain rapport qu’un texte entretient avec un autre, l’original. Or, les discours sur la traduction ont longtemps accompagné, souvent sur un mode normatif, la pratique du traduire. Depuis quelques décennies, la réflexion sur la traduction s’est considérablement diversifiée, notamment sous l’impulsion d’études cherchant des moyens pour aborder descriptivement la traduction. Ces nouvelles approches, en rompant avec les exigences d’identification à l’original, ont permis de valoriser la traduction comme moment de différenciation. Par cette évolution, une nouvelle question a émergé, qui est l’objet de ce projet: si le texte traduisant ne se définit pas normativement par son degré d’identification à un texte original, la traduction apparaît comme une relation d’étrangeté. Jusqu’à aujourd’hui, ce travail n’a été entrepris qu’au regard du texte traduisant et de la pratique du traduire, c’est- à-dire en secondarisant la dimension relationnelle. Le projet cherchera quant à lui à décrire la traduction à partir de la relation qu’elle institue et qui affecte les textes qu’elle relie et la pratique qui la crée.

Methoden

Pour étudier cette dimension relationnelle de la traduction, le projet effectuera d’une part une réflexion théorique, en s’appuyant sur des penseurs/penseuses comme Apter, Cassin, Glissant et Nouss, et sur les réflexions philosophiques à propos de l’étranger, notamment celles développées par Waldenfels. D’autre part, le projet sera largement consacré à des analyses d’œuvres couvrant un corpus littéraire et traductif varié.

Ergebnisse

Le projet est composé de trois volets afin de considérer la problématique sous trois angles: l’écriture, le traduire et la lecture. La première thèse (Cléa Chopard) s’intéressera à la relation traductive comme ressource d’écriture pour interroger ou inquiéter la notion même de langue originale et maternelle. La deuxième thèse (Christoph Roeber) cherchera à comprendre ce qu’implique une attention à la traduction comme relation pour la pratique du/de la traducteur/traductrice. Le troisième volet (Arno Renken) s’intéressera aux conséquences théoriques et esthétiques de la traduction considérée comme relation en se basant sur un corpus d’œuvres qui thématisent réflexivement cette dimension.