Mesures sylvicoles pour séquestrer le carbone à l’échelle du peuplement

Dans le cadre du projet, des mesures sylvicoles seront développées afin de renforcer la séquestration du carbone par un accroissement en volume plus important. Les mesures visent à maximiser les synergies avec d’autres fonctions de la forêt

Fiche signalétique

Situation

L’étude de Taverna et al. (2007), CO2-Effekte der Schweizer Wald- und Holzwirtschaft, met en évidence le potentiel de séquestration du carbone sur le long terme dans les forêts suisses et les produits bois qui en sont issus. Selon cette étude, une réduction de l’exploitation des forêts suisses, même si elle permettrait une fixation nette de carbone à court terme, aurait sur le long terme un effet carbone négatif. Ce retournement est lié d’une part au tarissement du puit de carbone forestier dû à la perte de vitalité et à l’effondrement des forêts, d’autre part à la substitution du bois produit en Suisse par des matériaux non-ligneux ou par du bois importé, éventuellement produit dans des conditions non-durables. Ainsi, le soutien de l’accroissement en volume permet de renforcer la fixation de carbone par la forêt, l’exploitation du bois assure la durabilité de cet accroissement et produit une matière première renouvelable puis la transformation du bois en produits à long cycle de vie ou en produits qui se substituent aux énergies fossiles assure un bilan carbone positif à l’ensemble de ce processus sur les moyen et long termes. Ainsi, une sylviculture visant à renforcer les accroissements tout en garantissant la bonne stabilité et la bonne vitalité des peuplements, et permettant de produire des bois pour une utilisation dans des produits à cycle de vie long, s’inscrit dans une démarche de long terme d’atténuation du changement climatique.