Protection des plantes et agroécologie

Nous privilégions une approche globale de la gestion des ressources naturelles et élaborons des solutions adaptées à la pratique.

Les cultures créent des déséquilibres dans les systèmes agroécologiques. Une protection durable des végétaux, à laquelle œuvre notamment le domaine de l’agroécologie, tente d’éviter l’apparition de problèmes importants par des mesures préventives. Si elles ne suffisent pas, il faut alors agir, le plus délicatement possible.

Compétences

Protection des plantes

Protection intégrée des plantes, procédés et stratégies de lutte avec évaluation de leur durabilité, moyens de lutte alternatifs

Écologie, biodiversité

Fonctions écologiques de la biodiversité en milieu agricole, biodiversité et production, agriculture biologique

Production alimentaire préservant les ressources

Systèmes culturaux efficaces et préservant les ressources, permaculture

Projets

En été, la nourriture se fait rare pour les abeilles domestiques et sauvages, tout comme pour d’autres pollinisateurs. Les semis de mélanges de fleurs permettent d’éviter cette période creuse, ou du moins de l’écourter. La santé des pollinisateurs s’en trouve améliorée et le développement des colonies d’abeilles domestiques renforcé. Dans un projet mené conjointement avec l’association des paysans bernois (BEBV), apisuisse, Inforama et l’USP, nous avons développé entre 2011 et 2014 des mélanges de semences florales, dont nous avons étudié la germination, la couverture du sol, la floraison et l’attrait pour les pollinisateurs ainsi que les auxiliaires des cultures. Un de ces mélanges a été approuvé par le Conseil fédéral le 1er janvier 2015 comme mesure de promotion de la biodiversité.  En nous fondant sur les résultats des années précédentes, nous optimisons maintenant les mélanges existants, qu’il s’agisse de leurs propriétés agronomiques ou de leur intérêt pour les pollinisateurs. Nous développons aussi de nouveaux mélanges, notamment avec des plantes pluriannuelles. Ces mélanges visent spécifiquement à offrir un attrait particulier et des habitats supplémentaires aux abeilles sauvages.

Dans l’avant-projet «Grandes cultures préservant les ressources» cofinancé par l’OFAG, nous avons mené des essais sur 30 légumineuses pour en évaluer le potentiel agronomique à exploiter et à fixer l’azote du sol. Nos objectifs étaient de réduire efficacement les pertes d’azote dans les grandes cultures, de réintroduire de façon ciblée cet élément dans le système en recourant à des légumineuses et de mettre en évidence le potentiel des engrais verts et des cultures dérobées. Le projet lui-même porte sur les mélanges d’engrais verts pour les exploitations biologiques n’ayant que peu ou pas de bétail. Les aspects suivants sont abordés: maitrise des adventices, fixation de l’azote, production de biomasse et influence sur la culture suivante. Ce projet est soutenu par Biosuisse.

Les prairies originelles riches en espèces sont peuplées de nombreuses plantes typiques de la région. Si on utilise des semences régionales obtenues sur ces prairies extensives, on peut espérer obtenir des plantes mieux adaptées aux conditions du nouveau site, et ainsi améliorer sa sécurité. De plus, la qualité biologique des prairies devrait être maintenue plus longtemps qu’avec des nouveaux semis composés de semences habituelles du commerce, non adaptées au site. Dans ce projet, nous testons des approches de production rationnelles et économiques de semences, en collaboration avec le Service de la promotion de la nature du canton de Berne SPN. Par ailleurs, nous recherchons à atteindre une qualité sur le long terme de ces nouvelles prairies extensives. Le battage des prairies riches en espèces avec une moissonneuse-batteuse s’est avéré un moyen envisageable et économique, et les résultats des prairies valorisées sont très prometteurs. Le projet reçoit un soutien financier de la fondation «Sur-la-Croix».

Afin de garantir les rendements et la qualité, les agriculteurs et agricultrices utilisent dans leurs cultures des produits phytosanitaires contre les maladies, les ravageurs et les mauvaises herbes. Cependant, ceux-ci peuvent avoir des effets conséquences indésirables sur l’environnement, même lorsqu’ils ont été appliqués correctement, et notamment nuire à des organismes non ciblés tels que les auxiliaires, polluer les eaux ou avoir des effets néfastes sur le sol. La pollution des eaux de surface fait notamment l’objet de nombreuses discussions depuis quelque temps, et a entrainé des critiques houleuses sur l’utilisation des produits phytosanitaires.

Les objectifs de ce projet sont les suivants:

  • Réduire les transferts de produits phytosanitaires dans l’environnement, en particulier dans les eaux de surface et les stations d’épuration
  • Réduire les quantités d’herbicides, d’insecticides et de fongicides épandues
  • Réaliser les objectifs du projet en conservant le potentiel de production
  • Sensibiliser les agriculteurs aux effets négatifs des produits phytosanitaires sur l’environnement

Nous dirigeons et coordonnons le suivi scientifique du projet, menons nous-mêmes les parties «Non-recours aux insecticides en culture de colza», «Non-recours aux fongicides en culture de céréales» et «Non-recours aux herbicides», ainsi que la fin de la partie concernant l’acceptation des mesures par les agriculteurs.

Le coton est de loin la principale matière première utilisée pour produire des textiles. La culture intensive du coton pratiquée aujourd’hui porte cependant fortement atteinte à l’environnement et nécessite de longs transports, alors que les consommateurs et consommatrices sont toujours plus attirés par les produits écologiques et régionaux. Le but du projet est de réimplanter en Suisse une filière intégrée de production et d’utilisation des fibres naturelles, une plus-value pour l’agriculture, l’industrie et la société. Actuellement, nos recherches sont axées sur le lin, mais nous faisons aussi des essais avec le chanvre et l’ortie. La GmbH Swissflax, formée dans le cadre du projet, se veut une interface entre les producteurs suisses de lin et l’industrie textile.

Ces dernières années, de nombreuses petites brasseries locales et régionales ont vu le jour, ce qui a entrainé une demande en malt régional. Depuis 2010, la BFH-HAFL mène des essais de variétés et d’engrais en collaboration avec des agriculteurs et agricultrices. Il s’agit de créer les conditions optimales pour obtenir une qualité uniforme d’orge brassicole et de malt, afin de pouvoir proposer aux agriculteurs une stratégie de culture ciblée. Aujourd’hui, plus de 35 hectares sont déjà cultivés avec succès selon ces normes, et 40 petites à moyennes brasseries régionales sont fournies en malt. Ce projet a également permis de fonder la communauté d’intérêt Mittellandmalz, qui a pour objectif de développer en Suisse la culture d’orge brassicole et sa transformation en malt, ainsi que de renforcer le dialogue entre l’agriculture, les brasseries et les consommateurs.

Équipe

Contact